Et une personne qui bégaie est aussi “un cheval qui refuse l’obstacle” !

Tout ceci avant de se lancer dans la caricature du trouble de la communication, comme quoi la personne qui bégaie, selon lui, ne bégaierait que pour faire passer l’information.

On pourrait ainsi penser que l’information sur le bégaiement est mal passée ou mal comprise par Lorant Deutsch, car c’est ce qu’il a déclamé ce matin sur Europe 1, en campagne de promotion pour “Tu seras mon fils”, qui sort aujourd’hui même au cinéma, dans lequel il incarne un personnage qui bégaie.

Ce n’est pas une première pour Lorant Deutsch. On se souvient de sa prestation caricaturale aux côtés d’Annie Girardot dans “La façon de le dire” où il jouait quelqu’un qui ne pouvait pas se séparer de son ardoise sur laquelle il écrivait les mots et les phrases qui lui étaient trop difficiles à prononcer. Il finissait par s’en sortir grâce à la méthode d’Ivan Impoco de l’Institut d’Elimination du Bégaiement.

“Pas de caricature” dans “Tu seras mon fils”, selon Nikos Aliagas qui l’interviewait, qui se permet d’affirmer que Colin Firth avait appris à jouer “un bègue, un dyslexique” pour le “Discours d’un Roi” ! Vous avez dit “méfiance” ? Il ne faudra sans doute pas s’attendre à voir le bégaiement valorisé cette fois. Au contraire, les propos de Lorant Deutsch laissent clairement entrevoir un côté très looser chez son personnage qui pourrait amener à penser que le bégaiement serait une conséquence de la “loose” ou son illustration.

Il y a de fortes chances que les personnes qui bégaient ne se sentent pas vraiment comprises par Lorant Deutsch, mais ce n’est sans doute pas le but du film.

Les doutes seront levés ou les craintes confirmées dès ce soir, pour ceux qui iront le voir.