Lorsqu’on souhaite consulter un orthophoniste pour un avis, un bilan ou une rééducation du bégaiement, on a souvent tendance à parcourir son annuaire téléphonique préféré pour demander un rendez-vous à celui ou celle qui va se trouver dans le quartier, près de la maison, près de l’école, ou près du lieu de travail.

Une démarche tout ce qu’il y a de plus normal et anodin !

Malheureusement, dans le cas du bégaiement, rien n’est simple…

Formation basique insuffisante mais en évolution

On ne sait pas toujours que dans leurs écoles, les orthophonistes reçoivent une formation basique qui n’est suffisante qu’en théorie ! Anne-Marie Simon et d’autres orthophonistes de renom en matière de bégaiement, n’ont cessé de l’affirmer publiquement. On sait encore moins que cette formation basique a énormément évolué depuis les années 90, au fur et à mesure que les connaissances sur le bégaiement se sont étoffées.

Réputation ternie

Bien malgré lui, un orthophoniste insuffisamment formé contribue au risque d’une rééducation infructueuse voire néfaste, ternissant la réputation de l’orthophonie en matière de bégaiement. Un grand nombre de personnes qui bégaient affirment avoir consulté plusieurs orthophonistes dont ils reconnaissent une compétence inadaptée, qui ne leur a donné aucun résultat.

Chat échaudé craint l’eau froide, ces personnes rechigneront de manière compréhensible à envoyer leur éventuel enfant qui bégaie chez l’orthophoniste, à conseiller l’orthophonie à quiconque qui bégaie.

Consulter une orthophoniste formée pour le bégaiement

On met donc toutes les chances de son côté en consultant un(e) orthophoniste qui aura suivi des formations complémentaires et actualisées pour le bégaiement, tels des stages intensifs ou la validation du Diplôme Universitaire Bégaiement et autres Troubles de la Fluence par exemple.

En France, il existerait un peu plus d’une centaine d’orthophonistes suffisamment formés pour la rééducation du bégaiement. Trop peu sans aucun doute !

Une législation et des principes un peu obscurs dissuadent de publier tout annuaire, tout fichier. Qui en pâtit ? Les personnes qui bégaient et l’orthophonie elle-même, évidemment.